Accueil ARCHIVES EDITION 2009 18 & 19 QUALITE STREET_DIMANCHE

Pom pom pom... pom pom pom... pom pom pom... Les voilà qui débarquent ! L’adjudant et son subalterne ! La nuit est déja tombée sur la cour du Vieux Chateau, ce samedi, lorsque ces deux drôles, la fleur au fusil, arrivent du fond de la cour, à la surprise d’un public qui les croyait cachés derrière le pendrillon de velours rouge où est censée se dérouler l’action.

Le premier, fort bien mis, porte un costume militaire rutilant. Il marche, képi vissé sur la tête, le menton haut, d’un pas enthousiaste et résolu. Mais que marmone-t-il ? Des choses inintelligibles, une sorte de langage tissé de grogneries et d’onomatopées.
Juste derrière, un grand benêt lui emboite le pas, qui se déplace bras ballants, aussi à l’aise qu’une autruche d’élevage sur un grand boulevard. Il s’appelle Albert. C’est la bonne poire de l’adjudant. A la fois son sbire et son petit protégé.
Albert se dévoue comme un brave, s’acquitte des missions que lui confie son maître avec un zèle maladroit mais constant. On le voit ainsi se métamorphoser tour à tour en bombardier, en sous-marin, et même en Yasmina, l’égérie de l’adjudant. Tout cela est assez surréaliste. Il y a quelquechose dans ce duo qui rapelle Bourvil et De Funès, la poésie en plus.

Le spectacteur est embringué dans une histoire de fous, bringuebalé de surprises en surprises, bluffé, soulevé par une vague de cocasseries irrésistibles.

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